"Est-ce que vous ne risquez pas d’apparaître comme le président des riches ? - Monsieur Pujadas, vous êtes un journaliste trop sérieux pour se laisser aller à des formules ; laissez cela à d’autres, laissez cela à d’autres" Interview de N. Sarkozy, 12/07/10
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Parution :11/10/2007

Format 205 x 140 mm
Pages : 144
Prix : 16,50 euros
ISBN : 2-35522-006-9


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Auteur Presse Bonus Lire_ligne
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« Premier roman graphique publié par le nouveau label "Zones" de La Découverte, Col blanc est un livre tout à fait étonnant. Réalisé dans les années trente, publié confidentiellement aux Etats-Unis pour la première fois en 1940, ce document social constitue l'une des oeuvres fondatrices du "graphic novel" américain. Il marque par sa structure - une seule case, muette, par page - et sa technique - l'usage de la carte à gratter, qui fascine aujourd'hui par sa puissance expressionniste des auteurs comme Jochen Gerner ou Mathias Lehmann - aussi bien que par son propos: l'émergence de la conscience sociale d'un travailleur intellectuel. »
LIVRES HEBDO

« Les éditions La Découverte lancent un nouveau label, Zones. Il ne sera pas dédié à la BD, mais ouvre néanmoins le bal avec un roman graphique, Col blanc, de Giacomo Patri. En grande partie autobiographique, il narre les rêves brisés d'une famille de la classe moyenne, lors de la crise financière de 1929. Réalisé à la carte à gratter, cet ouvrage a été publié pour la première fois en 1940 aux Etats-Unis, et distribué de manière confidentielle dans les milieux syndicaux. Un livre fortement engagé politiquement, à l'image des prochaines publications du label (des essais sur la propagande et le terrorisme). L'ouvrage est disponible en librairie (15 euros) et en ligne gratuitement (http://www.editions-zones.fr). »
BODOÏ

« Le nouveau label Zones des éditions La Découverte réédite aujourd'hui ce petit livre oublié, dessiné en 1940 par Giacomo Patri. L'initiative éditoriale est plus que louable puisque la lecture de Col Blanc garde aujourd'hui toute sa force d'évocation et sa puissance graphique. Patri explique la linogravure, technique cousine de la plus traditionnelle gravure sur bois, et c'est ici près de 130 dessins qui composent un récit entièrement muet et en partie autobiographique. [...]Patri compose ses pages avec une grande rigueur, jouant des formes oppressantes et des forts contrastes de lumière. Les perspectives sont fuyantes, les ouvertures de porte se chevauchent à l'infini, et les décors restent toujours plongés dans une obscurité menaçante. Par sa finition rustre et limitant les finesses, la linogravure s'accompagne inévitablement d'un trait de goudron rendant les regards noirs et les volumes épais d'où les silhouettes nocturnes peinent à s'extirper. Les personnages trempés dans l'encre semblent aussi comme toujours trop grands, plaqués au décor environnant qui n'aurait plus rien d'accueillant, effrayant paysage sans horizon, contexte étouffant et claustrophobe comme dans un cauchemar dont on ne pourrait se réveiller. Le caractère  entièrement muet du livre achève de donner au récit cette sourde violence, emportant hommes, femmes et enfants dans le même tourbillon infernal, tous impuissants face à l'effondrement d'une économie aussi imposante que fragile. Certes la démonstration ne laisse pas beaucoup de place aux nuances, mais le récit est suffisamment bien mené pour que le livre puisse développer avec une sincère implication tous ses atours. Une belle curiosité qui vaut autant pour son intérêt historique, que pour son esthétique marquante. »
PARUTIONS.COM

« C'est un roman sans parole, sans texte, dont les dessins pourraient sortir d'un film de Fritz Lang, Ford ou Capra. [...] Ce roman graphique militant contient une centaine de dessins stupéfiants qui font gronder les foules, isolent l'homme humilié, le réduisent à une silhouette anonyme dans les rues. »
TÉLÉRAMA

« Quiconque ouvre pour la première fois Col Blanc est avant tout frappé par la beauté du graphisme: lignes épurées en noir et blanc pour les scènes réalistes de la narration, en orange pour les images mentales des personnages. La forme du récit est elle-même originale. Parmi les premiers "romans graphiques" américains, le Col blanc de Giacomo Patri (1898-1978) se compose de cent vingt-huit planches en linogravure, une image par page, sans mot; un genre qui inspirera bien des années plus tard d'autres illustrateurs comme l'Américain Art Spiegelman. »
OPTIONS

« Entre l'illustration et la bande dessinée, Patri se révèle avec cet ouvrage comme l'un des précurseurs du "graphic novel", au sens strict du terme: ici, chaque dessin vaut un texte. »
À NOUS PARIS

« Publié en 1940 aux Etats-Unis, ce "roman en images", sans paroles, est entièrement réalisé en linogravure. Il raconte la vie quotidienne et, surtout, les espoirs brisés d'une famille moyenne de "white collars" (cols blancs), durant la Grande dépression. Dessinateur autodidacte, italien émigré aux Etats-Unis en 1916, Giacomo Patri travaille d'abord avec des "cartes à gratter", technique qui se prolonge dans ce roman largement autobiographique. Son style tient à la fois de l'expressionnisme allemand et du cinéma muet: sobre et moderne de style, touchant au coeur par son propos. »
LE SOIR

« Un superbe "roman graphique" oublié. »
POLITIS


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