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Parution :08/03/2018

Format 205 x 140 mm
Pages : 140
Prix : 12 euros
ISBN : 2-355-22119-7


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Auteur Presse Bonus Lire_ligne
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[…] Au cœur de cet abîme qui vire un temps au délire et à la dépression, Matheron a aussi la conviction d’avoir touché à l’extase, d’avoir fait l’expérience métaphysique d’un contact immédiat avec le monde, d’une pensée pure, prélangagière. Et d’avoir assisté, tel un adulte dans le corps et l’esprit d’un enfant, au moment où les mots retrouvés ou réinventés parviennent à saisir l’existence sur le vif. […] Plus qu’un témoignage, ce texte est une inoubliable expérience de vie et de pensée, celle d’un homme qui a basculé de l’autre côté du langage et qui en est, pour partie, revenu. En mobilisant les forces de son corps, de ses proches et de la philosophie, il a réussi à sauver cette expérience du tombeau.http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/lhomme-qui-ne-savait-plus-ecrire-27045
Martin Legros, Philosophie Magazine 15/03/2018


[…] Le livre d’à peine cent pages de Matheron dérange au plus haut point par sa violence, sa composition déconcertante, sa pensée ambitieuse […] tandis que celui d’Audouard, empruntant les voies d’un réalisme stoïque et humoristique, répond plus au schéma habituel du récit de catastrophe physique et psychique (basculement dans un état autre, conséquences et processus de « guérison ») même s’il dédaigne la linéarité et procède par le biais de vignettes. Le petit ouvrage d’Audouard pourra être utile, réconfortant pour l’avéciste et son entourage, celui de Matheron les troublera et les entraînera sur des terrains inconfortables et complexes. L’homme qui ne savait plus écrire, avant de choisir des juxtapositions temporelles et narratives audacieuses, s’ouvre de manière traditionnelle par la déclaration du cataclysme : « Un jour de novembre 2005, c’était un samedi, je me souviens très bien, ma vie a changé radicalement. » En effet, Matheron, philosophe spécialiste d’Althusser, est en train d’avoir une attaque cérébrale ; il va se retrouver aphasique et hémiplégique. D’autres terribles amoindrissements physiques suivront, des progrès aussi, ce qui permet au livre d’interroger sans relâche et sans réponse possible : « Qui connaît un corps, sa puissance, son impuissance ? […]»https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/05/06/attaques-matheron-audouard/
Camille Grimal, En attendant Nadeau 07/05/2018


Et la vie, soudain, dérape, la conscience se défile… Professeur de philosophie à Nanterre puis à l’université de Lyon-II, grand spécialiste de Spinoza, traducteur de Toni Negri, éditeur de l’œuvre posthume de Louis Althusser, animateur de la revue Multitudes, François Matheron, « un jour de novembre 2005, c’était un samedi », est victime d’un accident cérébral, et perd en un instant toutes ses facultés. Il lui a fallu près de dix ans pour retrouver la capacité de marcher, de parler et d’écrire, d’assembler les idées pour en faire des pensées. Il livre aujourd’hui le récit très émouvant de l’expérience de la maladie et de la reconquête de lui-même par la« puissance de survie ». Les fauteuils roulants, les «machines permettant d’écrire avec la voix, sans autres intermédiaires», les séances de kiné, la dépression et, peu à peu, les premières conversations, les textes qu’on retrouve et qu’on peut lire de nouveau, les réflexions qui prennent forme, les méditations sur le corps, la pensée et le langage - la philosophie. Un document rare.http://next.liberation.fr/livres/2018/05/04/vient-de-paraitre_1647842
Robert Maggiori, Libération 05/05/2018


François Matheron, philosophe, spécialiste d’Althusser, a été victime d’un très grave accident vasculaire cérébral en 2005 qui l’a rendu agraphique… et pourtant, il écrit – et admirablement – sur son nouvel état. […] Le contraste avec sa misère physique est saisissant : si son corps a lâché, son cerveau semble s'être étendu en dehors de lui-même, faisant de ce récit d'un homme agraphique une incroyable polyphonie de pensées.http://www.larevuedupraticien.fr/histoire-de-la-medecine/quest-ce-quetre-malade
La revue du praticien 02/04/2018


Ce livre était possible, puisqu’il existe. Il semble pourtant porter en permanence la trace de son impossibilité, comme s’il était arraché ligne après ligne au chaos dont il est, dans un même geste, le relevé et la suspension. Le philosophe François Matheron a fait un accident vasculaire cérébral en 2005. Il raconte avec une lucidité inflexible la perte et le réapprentissage du langage, les chutes, les incontinences, les dépressions et l’effort pour tenir, pour recouvrer sa force, son autonomie, sa pensée. Mais, loin de ne livrer qu’un témoignage sur la maladie, il prolonge cette renaissance de la pensée en une pensée, justement, du « commencement à partir de rien. (…) Temps pour moi nouveau, celui de la nouveauté ininterrompue ». Philosophe de la faiblesse, dans la faiblesse, il transforme l’épreuve en une expérience quasi métaphysique des limites, aux dimensions de la condition humaine.Florent Georgesco , Le Monde des Livres 27/04/2018


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