ZONES
pointille
filet haut
Actus & Bonus Nouveautes A_paraitre Catalogue A_propos Newsletter Contact

Suivez notre actualité sur :

Facebook   Twitter


  bt ok  

pointille


Parution :15/05/2014

Format 205 x 140 mm
Pages : 208
Prix : 18 euros
ISBN : 2-355-22054-9


barre
 
Auteur Presse Bonus Lire_ligne
filet article

Chacun des aspects de notre vie est quantifiable. Et quantifié. Votes, alimentations, lectures, plaisirs, professions... Tout peut être synthétisé en camemberts, courbes, diagrammes de Voronoï ou bâtons. Quand, au XVIIIe siècle, l'économiste allemand Gottfried Achenwall inventait le mot "statistique", il s'inspirait du terme italien "statista", "l'homme d'État". C'est dire le lien ténu notre pouvoir et description méthodique d'une société. Mais "un autre nombre est possible", nous dit l'ouvrage collectif Statactivisme, sous-entendant qu'une pratique alternative des chiffres permet de s'opposer, d'affirmer des vérités dérangeante. Dans ce livre, les contributions d'artistes, de scientifiques, de militants fleurissent. Certaines sont très drôles, d'autres sont plus "sérieuses". Mais toutes portent l'idée qu'il est nécessaire de s'approprier les statistiques, de les emprunter au pouvoir pour mieux les utiliser contre lui.Clément Ghys, Next 01/05/2014


Les statistiques ont acquis de nos jours une puissance argumentaire décisive. Cela tient sans doute notamment à l'apparente objectivité que présentent ces données chiffrées. Et pourtant, de nombreux travaux ont depuis mis à mal cette croyance et montré combien ces données constituaient un instrument de contrôle social efficace, indispensable au développement des Etats modernes. Mais elles peuvent aussi être un levier d'émancipation quand les citoyens se les réapproprient, devenant une forme particulière de contestation que les auteurs ont baptisée "stat-activisme". Dans cet ouvrage collectif, chercheurs, artistes et militants montrent les multiples formes que peut prendre cette résistance à la domination par les statistiques, de la contestation des indicateurs existants à la proposition d'outils alternatifs, en passant par l'usage de la dérision afin de montrer l'absurdité de certains fétichismes régnant dans l'administration comme dans les entreprises. Une arène politique aussi cruciale qu'invisible, où la lutte ne fait sans doute que commencer.Igor Martinache, Alternatives économiques 01/06/2014


Le pouvoir, c'est le nombre. Ou plutôt « les » nombres, l'ensemble des statistiques, réputées imparables qui légitiment le pouvoir des Etats néolibéraux. Voici le constat de ce livre collectif, dont les auteurs - chercheurs ou artistes - ne cachent pas les intentions : utiliser cet instrument de domination pour le retourner à l'avantage de ceux qui ont décidé d'user de leur force critique. Ouvrage engagé, dont le style - c'est sa faiblesse - n'est pas sans rappeler parfois les belles heures d'un marxisme français de bazar, ce travail, néanmoins, interpelle. Fort bien mené sur le fond, souvent original dans la forme - la fausse interview du brigadier dérouillé sur la façon de truquer les chiffres de la délinquance - le livre ouvre un débat : comment l'implacable vérité des chiffres, sous prétexte d'embrasser le monde réel, sert à effectuer des choix en fait très politiques. Loin de nier le besoin d'un appareil statistique solide, les auteurs préconisent de ne pas le laisser aux seules mains de ceux qui dirigent.
Daniel Fortin, Les Échos 20/06/2014


La statistique est une arme sociale. Telle est la conviction partagée par la vingtaine d’auteurs convoqués dans cet ouvrage collectif. L’origine du mot statistique (Staat, qui signifie « État » en allemand) suffit à rappeler combien les enjeux de pouvoir se tiennent tapis derrière les chiffres. Inutile d’être un économiste ou un sociologue averti pour comprendre par exemple que la façon de décompter les chômeurs, les suicides au travail ou les agressions peut être politiquement très sensible. De là l’idée de travailler à ce que les auteurs nomment un « statactivisme », soit une « variété de pratiques allant du niveau le plus farouchement individuel au plus collectif » pour s’émanciper des règles de comptage et de production des catégories statistiques « que l’autorité impose » et « pour dévoiler les mensonges qu’elle profère ». En s’appuyant sur les textes déjà classiques de Luc Boltanski, Alain Desrosière et Howard Becker qui composent la première partie de l’ouvrage, 
les auteurs montrent comment il est possible de « lutter avec des nombres » dans les domaines de l’art, des conditions de travail, des inégalités sociales, 
de la criminalité, 
des catégorisations sociales, du marché du travail ou encore de la comptabilité des richesses nationales. Le parti pris est donc clairement militant mais il s’appuie sur des résultats sérieux et récents acquis dans divers domaines des sciences sociales.Clément Lefranc, Sciences Humaines 01/07/2014


Les dirigeants utilisent les statistiques à leur manière. Ce livre, qui réunit une vingtaine d'auteurs, s'interroge sur la possibilité pour les militants, les artistes, les journalistes, les chercheurs, de poursuivre le mouvement, comme au judo, pour contre-carrer le pouvoir. Exemples à l'appui (indice des prix, délinquance, pauvreté, sans-papiers), des usages alternatifs sont possibles. Agrémenté d'actions artistiques fort intéressantes !Silence 01/10/2014


 baseline 
   mentions légales - plan du site - © éditions La Découverte, 2007