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Parution :18/09/2014

Format 0 x 0 mm
Pages : 133
Prix : 9,99 euros
ISBN : 2-355-22084-0


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Auteur Presse Bonus Lire_ligne
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« Yorkshire, labrador, bichon à poil frisé, husky, pitbull ou rottweiller, la population canine française dépasse en France les 7 millions d’individus. » C’est, écrit Christophe Blanchard, le « triomphe de l’animal de compagnie ». Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Historiquement, différentes tâches ont été confiées aux chiens : garde, chasse, traction. Mais aujourd’hui, « le chien s’est complètement métamorphosé. Il est exclusivement un artefact de luxe et d’agrément dans une société devenue suffisamment prospère pour ne plus avoir à compter sur sa force de travail. Membre à part entière de la famille, il a cessé d’être un domestique pour entrer dans le cénacle des animaux de compagnie », explique le sociologue. La place du chien évolue, et un véritable marché cynophile s’est mis en place. « Le bien de consommation “chien” possède (…) une valeur commerciale, qui varie suivant les races, les époques, les pays et les modes. » Le phénomène atteint des sommets : un véritable délire semble entourer l’animal de compagnie. Depuis quelques années, des hôtels pour chien voient le jour. En 2012, un D Pet Hotel a ouvert en plein cœur de Manhattan : 50 chambres coûtant de 79 à 200 dollars la journée. Sur place : télévision à écran plat, lecteur DVD, parc de jeux et même salon de manucure pour griffes. Au Brésil, ce sont les Love Hotels, sorte de maisons de passe pour la gent canine, qui fleurissent. Pour une cinquantaine de dollars, les maîtres peuvent ainsi laisser s’ébattre leur « progéniture » canine en toute discrétion, sous l’œil averti des tenanciers du lieu, biologistes ou vétérinaires. Les pratiques évoquées dans ce petit ouvrage sont nombreuses et diverses. L’une d’entre elles semble plus particulièrement chère à son auteur. La relation fusionnelle qu’entretient avec le canidé la frange la plus précarisée de la population fait l’objet d’une analyse plus détaillée. Dans la rue, C. Blanchard en a été le témoin, le chien peut retrouver un rôle essentiel : il est, pour certains routards, SDF et autres précaires, un « compagnon naturel qui leur permet de survivre ».
Marie Deschamps, Sciences Humaines 01/11/2014


Avec plus de 7 millions de chiens, la France est l'un des pays d'Europe qui en compte le plus. Christophe Blanchard s'interroge: pourquoi tant de chiens. Le sociologue passe en revue l'histoire de la gent canine, les liens affectifs du binôme maître-chien et le produit de consommation que l'animal est devenu. Un avis d'expert !
30 millions d'amis 01/11/2014


Pas de Youki sans mémère, de Milou sans Tintin, ni de punks sans chiens. Le sociologue Christophe Blanchard explore l'adage "tel maître, tel chiens" avec brio (non ce n'est pas le nom de son pastron russel). Alors que la population canine française compte 7,42 millions d'individus, que nous apprend-elle sur ceux qui tiennent la laisse ? D'abord, que l'homme attend avant tout de son meilleur ami de la compagnie. Les chiens de garde, de chasse, ou les limiers ne forment désormais qu'une minorité de l'espèce. Mais aussi, toujours, de la distinction sociale. Les compagnons à quatre pattes sont surtout "un but et une raison de vivre" pour les personnes à la rue que l'auteur a rencontrées pour sa thèse. Beaucoup témoignent avoir renoncé à des solutions de logement parce que les services sociaux leur imposaient de se séparer de leurs cabots. Entre coups de gueule et anecdotes poilantes, Christophe Blanchard montre que le rejet des chiens - les bâtards des SDF ou les rottweilers de la "racaille" - recèle souvent des peurs de classes, voire de races, inhumaines.Simon Barthélémy, Terra Eco 01/11/2014


Ils sont souvent désignés par l’appellation péjorative « punk à chien ». Ce sont simplement des propriétaires de chien vivant dans la rue. La statistique publique déjà bien insuffisante sur les sans-domicile-fixe l’est encore plus sur ceux qui possèdent un compagnon à quatre pattes. Christophe Blanchard, sociologue et maître-chien, spécialiste de la relation homme-animal, est l’un des rares à avoir travaillé sur ces binômes de la rue. Ses enquêtes de terrain dressent le portrait de propriétaires plutôt jeunes, entre 18 et 35 ans, en relative bonne santé et qui, grâce à leur animal, ne sont pas complètement coupés de la société.Catherine Rollot, Le Monde 18/11/2014


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