Réinventer l’amour

Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles

Nombre de femmes et d’hommes qui cherchent l’épanouissement amoureux ensemble se retrouvent très démunis face au troisième protagoniste qui s’invite dans leur salon ou dans leur lit : le patriarcat. Sur une question qui hante les féministes depuis des décennies et qui revient aujourd’hui au premier plan de leurs préoccupations, celle de l’amour hétérosexuel, ce livre propose une série d’éclairages.
Au cœur de nos comédies romantiques, de nos représentations du couple idéal, est souvent encodée une forme d’infériorité féminine, suggérant que les femmes devraient choisir entre la pleine expression d’elles-mêmes et le bonheur amoureux. Le conditionnement social subi par chacun, qui persuade les hommes que tout leur est dû, tout en valorisant chez les femmes l’abnégation et le dévouement, et en minant leur confiance en elles, produit des déséquilibres de pouvoir qui peuvent culminer en violences physiques et psychologiques. Même l’attitude que chacun est poussé à adopter à l’égard de l’amour, les femmes apprenant à le (sur ?) valoriser et les hommes à lui refuser une place centrale dans leur vie, prépare des relations qui ne peuvent qu’être malheureuses. Sur le plan sexuel, enfin, les fantasmes masculins continuent de saturer l’espace du désir : comment les femmes peuvent-elles retrouver un regard et une voix ?

Mona Chollet est journaliste et essayiste. Elle a notamment publié Sorcières. La puissance invaincue des femmes, Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique et Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine (Zones, respectivement 2018, 2015 et 2012).

 

 

Version Papier 19 €
Version Numérique 12,99 €
ISBN 9782355221743
ISBN numérique 9782355221750
Parution
Nb de pages 276
Dimensions 140 x 205 mm

Actualités

Extraits Presse

Il s’agit sans doute de l’un des essais les plus attendus de la rentrée… et le résultat est à la hauteur des espérances.

 

Amélie Quentel - Les Inrocks - 01/09/2021

Toute la finesse de son propos, ni dogmatique ni récriminant, tient à la reconnaissance par l’auteure de la difficulté de faire vivre convictions féministes et vision mystique et absolutiste de l’amour. Elle interroge l’érotisation de la domination masculine, le poids des fantasmes masculins, la centralité de l’amour apprise très vite aux filles, les scripts que nous avons intériorisés et note que notre organisation sentimentale repose sur la subordination du féminin.

Aurélie Marcireau - Lire - 01/09/2021

Dans la lignée de ses précédents ouvrages (Sorcières, Chez soi, Beauté fatale), l’autrice vient ici décortiquer notre rapport à l’amour et, plus largement, à la conjugalité – qu’elle juge injustement méprisée. À grand renfort de références académiques, populaires et d’anecdotes personnelles – elle partage volontiers ses propres évolutions et contradictions -, elle montre comment « nos représentations romantiques sont construites sur la sublimation de l’infériorité des femmes » et analyse comment hommes et femmes sont, face à l’amour, conditionné-es aux antipodes.

Aurélia Blanc - Causette - 01/09/2021

Ses essais pop et érudits sont des best-sellers. Figure inspirante pour toute une génération de féministes, l’auteure de « Sorcières » rêve de « Réinventer l’amour » avec les hommes. Joli Programme.

Alice Augustin -ELLE - 10/09/2021

Pour une femme, se mettre en couple avec un homme revient-il nécessairement à coucher avec l’oppresseur ? Ou est-il possible d’inventer de nouvelles modalités de l’amour qui s’affranchiraient du poids de la domination masculine? C’est le problème que tente de résoudre Mona Chollet dans son nouvel essai.

Victorine De Oliveira - Philosophie Magazine - 01/10/2021

Par le prisme de la pop culture, de références plus pointues et de récits intimes, la journaliste dresse un constat non exhaustif, plutôt noir, plutôt réaliste, mais parfois rassurant.

Kareen Janselme - L'Humanité - 30/09/2021

« Réinventer l’amour ». Un projet ambitieux, mais pouvait-on en attendre moins de Mona Chollet, autrice à succès devenue icône du féminisme ? Après s’être attaquée aux pressions de la mode sur les femmes dans « Beauté fatale » ou à l’émancipation des celles-ci par rapport à certaines normes sociales dans « Sorcières », la journaliste du Monde diplomatique décortique un sujet souvent boudé du féminisme: l’amour.

Marine Le Breton - Le Huffington Post - 18/09/2021

Dès les premières lignes, on est ému par son art de la citation, sa manière de faire référence, sa façon très personnelle, à la fois douce et solide, de convoquer tel livre, telle BD, telle série. Mais surtout pour souligner ce qui confère à l’ouvrage son culot et sa vulnérabilité : Mona Chollet ne craint pas de se placer sur le terrain de l’amour au sens le plus conventionnel du terme, elle n’a pas peur de passer pour fleur bleue, elle brave d’autant mieux le ridicule qu’elle ose les grands mots.

Jean Birnbaum - Le Monde - 24/09/2021

Il était temps ! Quatre ans après #Metoo, la littérature féministe s’attaque au noeud du problème : les relations hétérosexuelles. Le malaise est monté chez les hétérosexuelles féministes, se sentant au mieux tiraillées, au pire traîtresses à leur cause. Heureusement Mona Chollet est là. […] Nombre de femmes en couple hétéro risquent de s’exclamer, au fil des pages : Mais OUI c’est EXACTEMENT ça !

Lauren Bastide - Vogue - 01/11/2021

Ne cherchant pas à disparaître derrière l’exposé de sa pensée, elle l’ancre plutôt dans son expérience personnelle, n’hésite pas à dire “je”, à raconter quels événements intimes ont éveillé en elle le besoin de se poser telle question, d’écrire tel livre. Et plutôt que de donner l’illusion d’une maîtrise totale du sujet, d’un exposé inattaquable, ses oeuvres se lisent davantage comme des cheminements de réflexion, parcourues de nombreux renvois à des romans, des essais, des films ou des podcasts qui nourrissent son propos. En ce sens, il y a dans sa manière de procéder quelque chose de foncièrement abordable, au meilleur sens du terme, puisqu’elle offre à lire une pensée qui se construit

Valentin Fesquet et Diane R. - Hétéroclite - 01/11/2021

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